vous : la Fiac qui s’étale sur deux grands halls représentent un minimum de 3 ou 4 heures de visite en tout et vous n’êtes pas superman, au bout de 2 heures, peut-être 3 si vous êtes résistant, vous en aurez vite assez. Il y a donc de grandes chances pour que vous soyez moins attentif dans la visite du deuxième hall. C’est pourquoi il est primordial de se renseigner avant sur le contenu respectif des deux halls pour profiter pleinement et ainsi bien rentabiliser sa visite (eh oui ! A 17 euros l’entrée…). Oui bon, maintenant c’est trop tard, mais vous le saurez pour l’an prochain.
récents et donc pas forcément encore très connus ou très côtés. Ce sont dans l’ensemble de jeunes galeries créatives et accueillantes où l’ébullition artistique se fait agréablement ressentir. Le hall 4 qui présente la crème des galeries est malheureusement beaucoup plus conventionnel. Très peu d’initiatives sont prises par les galeries pour sortir du système de présentation en quadrillage imposé par la Fiac. On retrouve souvent les mêmes artistes d’une année sur l’autre et parfois les mêmes œuvres. Malgré tout, les grandes galeries restent un must de la Fiac.
et en couverture du dernier Beaux-Arts Magazine (le rose), présente l’Orgue à Pets. L’œuvre met en scène un clone de l’artiste relié à 6 mètres d’alambic de verre aux formes biomorphiques (l’orgue à pets), et dénonce ainsi l’ambivalence de la « gloire des artistes et du grotesque de leur posture ». Le travail de Gilles Barbier est très graphique.
pas si étonnant quand on sait que le gagnant, outre le chèque de récompense, a le privilège de présenter une exposition au Centre Pompidou et que Claude Closky, auteur du graphisme des tickets d’entrée à Beaubourg avait déjà fait l’objet d’une exposition à l’atelier des enfants récemment. Cela dit, loin de moi l’idée de remettre en cause le choix du jury car c’est l’ensemble de l’œuvre qui est récompensé et Claude Closky, c’était mon chouchou… Journal est une installation vidéo qui projette un flux rapide d’images le plus souvent issues de l’univers populaire de la télévision (journaux télévisés, divertissement…) auxquelles des sons font écho. Il y a donc un mix visuel et sonore.
monochromes rouges par des artisans chinois (en référence vous l’aurez compris à la polémique sur l’importation du textile chinois en France et en europe) et les vendre sur la fiac au prix de 100 euros pièce. Ce jeu sur le marché de l’art a fait sensation et la totalité du stand a été vendue dès la première journée. Un tableau a d’ailleurs été acquis par l’Espace de l’art concret à Mouans-Sartoux (06).Le tableau devenait œuvre dès lors qu’il était vendu et que le ticket de caisse était collé au derrière.
La galerie Incognito s’est également fait remarquer par son concept novateur : une galerie de 5 m² (si, si, ce n’est pas une faute de frappe !) ouverte 24H/24 et 7j/7 au détenteur d’une carte magnétique vip (5OO euros par an) et ouvert à tous à l’occasion des vernissages. John Armleder figure parmi les artistes déjà exposés.
fond sonore pour une foire d’art contemporain. Beaucoup, blasés ont pensé à une nouvelle facétie d’artiste décalé mais en montant les escaliers en bois de cet espace privilégié, c’est bien sur un vrai poulailler avec de vraies poules et de vrais coqs qu’on arrivait. Cette installation, œuvre d’Alexandre Périgot repose sûrement sur un discours très savant ou du moins très réfléchi. En tous cas, je n’ai pas saisi de quoi il s’agissait vraiment, mais j’ai apprécié la manière dont l’œuvre elle-même se présentait, comment en ajoutant un étage auquel on accède par un escalier, elle se jouait de l’espace quadrillé imposé à chaque stand mais aussi comment par le chant des coqs, la perception de l’œuvre pouvait influer sur la visite des passants. L’installation allait au-delà de l’espace dans lequel elle était confinée. Alexandre Périgot donc, dont le nom commence à émerger: on parle d’une grande installation présentée à la villette reproduisant la maison d’Elvis. Intriguant…
exposée la jeunesse française de l’art contemporain (Virginie Barré également présente à la Fiac, Thomas Lélu , exposé à « J’en rêve » à la Fondation Cartier…). L’exposition se déroulait sur trois salles. Dans la deuxième, les artistes avaient investi de leurs œuvres une plateforme. Dans la première salle, une vidéo montrait en temps réel ce qui se passait sur la plateforme grâce à une caméra intégrée au dispositif. Et dans la troisième salle une vidéo présentait le commissaire de l’exposition Jean-Max Colard sous hypnose : une bonne alternative à l’exercice figé de l’interview du commissaire souvent diffusé à l’extérieur de l’exposition.
La Fiac semble renaître de ses cendres, après l’édition 2003 plutôt décevante et celle de 2004 encore un peu tâtonnante. La présentation de la Fiac permet une confrontation objective des galeries et présente de multiples manières de concevoir l’art contemporain. L’effort fait par les artistes et les galeries pour se faire remarquer est rafraîchissant, il éveille la curiosité. Les galeries sont en représentation à la Fiac, elles ne se présentent pas exactement telles qu’elles sont, elles doivent se vendre et être attrayantes pour attirer un maximum de gens qui n’aurait pas le réflexe de rentrer dans une galerie en temps normal. Pensez à réserver votre place pour l’année prochaine et qui sait, on y verra peut-être bientôt un stand Neutral Art…